Historique

Année Vainqueur Finaliste Score
2010 Elena Dementieva (RUS) Lucis Safarova (RTC) 6-7, 6-1, 6-4
2009 Amélie Mauresmo (FRA) Elena Dementieva (RUS) 7-6, 2-6, 6-4
2008 Anna Chakvetadze (RUS) Agnes Szavay (HON) 6-3, 2-6, 6-2
2007 Nadia Petrova (RUS) Lucie Safarova (RTC) 6-4, 1-6, 6-4
2006 Amélie Mauresmo (FRA) Mary Pierce (FRA) 6-1, 7-6
2005 Dinara Safina (RUS) Amélie Mauresmo (FRA) 6-4, 2-6, 6-3
2004 Kim Clijsters (BEL) Mary Pierce (FRA) 6-2, 6-1
2003 Serena Williams (USA) Amélie Mauresmo (FRA) 6-3, 6-2
2002 Venus Williams (USA) Jelena Dokic (YOU) forfait
2001 Amélie Mauresmo (FRA) Anke Huber (ALL) 7-6, 6-1
2000 Natalie Tauziat (FRA) Serena Williams (USA) 7-5, 6-2
1999 Serena Williams (USA) Amélie Mauresmo (FRA) 2-6, 6-1, 6-2
1998 Mary Pierce (FRA) Dominique Van Roost (BEL) 6-3, 7-5
1997 Martina Hingis (SUI) Anke Huber (ALL) 6-3, 3-6, 6-3
1996 Julie Halard-Decugis (FRA) Iva Majoli (CRO) 7-5, 7-6
1995 Steffi Graf (ALL) Mary Pierce (FRA) 6-2, 6-2
1994 Martina Navratilova (USA) Julie Halard (FRA) 6-2, 6-2
1993 Martina Navratilova (USA) Monica Seles (USA) 6-3, 4-6, 7-6



Editions précédentes

2009 : Triple ban pour Amélie
Sur le coup, elle en est tombée à genoux sur le court avant de se retourner vers son clan en hurlant: « C’est pas possible ! » Et pourtant, son rêve venait bien d’épouser la réalité. Le 15 février 2009, Amélie Mauresmo est devenue la première joueuse à remporter l’OPEN GDF SUEZ à trois reprises. Ce succès lui a procuré une folle émotion car il est venu de très loin. Il a mis fin à deux ans de disette et de doutes. Deux ans à courir après des sensations et de la confiance. Et puis, comme par enchantement, Amélie Mauresmo a retrouvé son niveau de jeu en pénétrant à Coubertin. Elle a parfaitement négocié ses deux premiers tours avant d’entamer un triptyque de gala. Agnieszka Radwanska (n°10), Jelena Jankovic (n°3) et Elena Dementieva (n°4), dominée en finale au terme d’un duel grandiose (7/6, 2/6, 6/4), ont ainsi cédé devant la Française, transportée par une salle en fusion. Un souvenir impérissable pour tous les privilégiés présents ce jour-là dans l'enceinte parisienne. Cet OPEN GDF SUEZ restera dans l’histoire comme le dernier tournoi remporté par Amélie Mauresmo. La Française l’ignorait encore mais espérait pouvoir finir « à la maison ». En quelque sorte, ce fut chose faite. Sans préméditation.

2008 : Chakvetadze bourreau des Françaises
Sept joueuses du top 20 ont pris part à l'édition 2008 de l'Open Gaz de France. Sans trop de surprise, c'est la tête de série numéro un, Anna Chakvetadze, qui s'est adjugée ce seizième Open Gaz de France au palais des sports de Coubertin. La Russe a tour à tour éliminée les Françaises Nathalie Dechy, Amélie Mauresmo et Marion Bartoli avant de dominer en finale Agnès Szavay (6-3, 2-6, 6-2). A tout juste 20 ans, la joueuse hongroise est la révélation du tournoi. Après avoir sortie Olga Govortsova et Tathiana Garbien, la tête de série numéro 7 surprend Daniela Hantuchova puis Elena Dementieva. En double enfin, ce sont les sœurs Bondarenko qui ont remporté le trophée. Les Ukrainiennes Alona et Kateryna ont battu en finale la paire tchèque Eva Hrdinova et Vladimira Uhlirova (6-1, 6-4).

2007 : Le premier titre français de Petrova
L'édition 2007 de l'Open Gaz de France fût placée sous le signe du beau jeu et des surprises. En effet, c'est Lucie Safarova (32ème mondiale) qui, après un parcours remarquable, eu la lourde tâche d'affronter en finale la tête de série n°4 du tournoi et 7ème mondiale Nadia Petrova. Cependant, la jeune Tchèque a crânement défendu sa chance menant même 6/4, 1-0. C'est sans compter sur le retour de la tête de série Russe, qui, une fois retrouvé son meilleur tennis, s'imposa en trois sets sur le score de 4/6 ,6/1, 6/4 en 1h48. Safarova, 20 ans, n'a pas été loin d'effectuer une remontée sensationnelle. Distancée 5/1 dans le 3ème set, elle a écarté trois balles de match, et même obtenu deux balles de 5-5. Petrova, 24 ans, a alors su serrer le jeu sur son service pour remporter le 7ème titre de sa carrière, le premier en France.

2006 : Une finale 100% française
Battue en finale, l'année passée, par la petite sœur de Marat Safin, Amélie Mauresmo retrouve Dinara Safina en quarts de finale. Un duel sous haute tension entre les deux jeunes femmes qui tournera finalement court à l'avantage de la Française sur le score sans appel de 6-2, 6-2. Les détenteurs des précieux sésames donnant accès à la finale de la quatorzième édition de l'Open Gaz de France n'ont pas boudé leur plaisir. En tombée de rideau de la 14eme édition du plus important tournoi féminin français, le public s'est régalé d' une finale historique mettant aux prises les deux meilleures joueuses hexagonales : Amélie Mauresmo (tête de série n°1) et Mary Pierce (n°2). Une réplique exacte de la finale du Masters 2005 qui tournera à l'avantage de « Amé » victorieuse en deux sets : 6-1, 7-6.

2005 : Dinara Safina au panthéon
Victorieuse de l'Open Gaz de France en 2001, deux fois finaliste, Amélie Mauresmo, désignée tête de série numéro 2 de cette treizième, fait figure de favorite. Un rang que la Française honorera avec panache en accédant au dernier round après avoir livré bataille contre sa jeune compatriote Tatiana Golovin. Opposée à la Russe Dinara Safina en finale, la protégée de Loïc Courteau cédera malheureusement le pas, passant à côté du doublé tant désiré. La petite sœur de Marat Safin, bénéficiaire du forfait de l'Américaine Serena Williams, présente à Paris pour la deuxième fois de sa carrière, empoche le titre après trois sets de lutte (6-4, 2-6, 6-3).

2004 : Coup de maître pour Clijsters
A sa première participation à l'Open Gaz de France, Kim Clijsters réalise un coup de maître. Battue en finale à l'Open d'Australie par sa compatriote belge Justine Henin-Hardenne, Clijsters retrouve l'Europe et Paris avec bonheur. Seulement inquiétée par Silvia Farina Elia en quarts de finale, la Belge, alors numéro 2 mondiale, est impériale tout au long de la semaine et notamment en finale face à Mary Pierce, de retour en grande forme, qu'elle domine pourtant facilement 6-2, 6-1. L'épreuve est marquée par l'accession en demi-finales de Tatiana Golovin, tout juste âgée de 16 ans, dont l'éclosion au plus haut niveau prend forme en ce début du mois de février. En raison de problèmes physiques, Amélie Mauresmo et Serena Williams ont déclaré forfait avant le coup d'envoi du tournoi.

2003 : Le show Serena
Toute auréolée de son cinquième titre du Grand Chelem décroché en Australie, le quatrième consécutif, Serena Williams exerce une domination sans partage à Paris. Impériale, la numéro 1 mondiale domine toutes ses adversaires en deux sets en ne leur laissant que des miettes. Elle s'adjuge son deuxième sacre dans la capitale en dominant facilement Amélie Mauresmo 6-3, 6-2. Mais le tournoi est surtout marqué par le retour au premier plan de la Française, trois mois et demi après son dernier match. Amélie fait forte impression en renvoyant à leurs études de bonnes joueuses comme la Japonaise Ai Sugiyama, l'Espagnole Magui Serna et surtout la Russe Elena Dementieva, exécutée 6-0, 6-0 en demi-finale. Nathalie Dechy est sortie au premier tour par sa bête noire, Ai Sugiyama, tandis que Marion Bartoli, invitée par les organisateurs, subit le même sort. Emilie Loit (vainqueur de Virginie Razzano au premier tour), Stéphanie Foretz et Stéphanie Cohen-Aloro (tombeuse d'Anna Pistolesi, numéro 16 mondiale, lors du premier tour ! ) tombent au second tour.

2002 : Venus après Serena
Trois ans après Serena, Venus Williams remporte l'Open Gaz de France pour ses premiers pas à Coubertin. Ce dixième anniversaire restera comme un grand millésime. Les souvenirs qu'il a laissé se ramassent à la pelle. La demi-finale épique entre l'Américaine et Amélie Mauresmo, qui passa à deux points du Graal, le charme dévastateur de Jelena Dokic, le retour émouvant de Monica Seles, les larmes de Nathalie Dechy après sa symphonie inachevée devant Justine Henin, voilà autant de moments inoubliables qui font du tournoi parisien un rendez-vous à ne plus manquer.

2001 : L'odyssée d'Amélie
Terrassée par l'émotion, noyée par les larmes, Amélie Mauresmo a pleinement savouré son succès à l'Open Gaz de France, le troisième de sa carrière mais le premier décroché sur le sol tricolore. Trois autres suivront jusqu'à la fin de la saison mais celui-là restera à part dans sa mémoire. Pour toujours. L'osmose avec le public fut totale. Le récital sans fausse note. Ou presque… Car pour succéder à Nathalie Tauziat, qu'elle élimina en demi-finale, Amélie Mauresmo renversa des situations bien mal engagées. Pas vraiment en finale, qui fut assez vite bouclée (7-6, 6-1) devant une Anke Huber qui avait déjà échoué au pied de la dernière marche en 1997 face à Martina Hingis. Mais plutôt lors des tours précédents. Au deuxième, Amélie fut ainsi menée 4-2 dans l'ultime manche par l'Espagnole Magüi Serna avant de s'imposer avec maestria. Même scénario en quart de finale devant une Anna Kournikova qui s'envola 6-2, 3-0 puis fut emportée par la tornade Mauresmo. A l'issue de cette folle semaine, renversante à plus d'un titre, Alexia Dechaume-Balleret, coach de la Française, se laissa aller à quelques confidences : "Un déclic s'est produit à Coubertin. Amélie a mûri et franchi un cap. Elle détient désormais toutes les pièces du haut niveau." Le tournoi fut aussi marqué par les adieux réussis de Nathalie Tauziat et l'avènement de Virginie Razzano, victorieuse du double associée à Iva Majoli. Une page se tourne, la relève est assurée.

2000 : Nathalie s'offre Coubertin
Nathalie Tauziat, lauréate de cette huitième édition, remporte son premier trophée parisien de belle façon devant la tenante du titre, Serena Williams, n°4 mondiale. Sur la route de la finale, la puissante Américaine évince successivement toutes ses adversaires sans leur laisser une seule manche. Mais, blessée au genou dans le second set de la finale, Serena laisse la Française mettre un terme à cette rencontre après 1h33 de jeu (7-5, 6-2). Ce succès, le troisième d'une Tricolore à Coubertin, permet à Nathalie d'accéder au cinquième rang mondial.

1999 : Duel au sommet
La septième édition de l'Open Gaz de France est marquée par une lutte au sommet entre deux prodiges de la nouvelle génération pour le sacre final. Après avoir atteint la finale de l'Open d'Australie, Amélie Mauresmo (20 ans) s'incline devant ses supporters face à l'Américaine Serena Williams (17 ans). La cadette des sœurs Williams décroche ainsi son premier titre sur le circuit WTA (2-6, 6-1, 6-2). C'est le début d'une formidable ascension.

1998 : Mary imite Julie
A l'image de sa compatriote Julie Halard-Decugis, finaliste en 1994 puis lauréate en 1996, Mary Pierce est consacrée quatre ans après sa finale perdue face à Steffi Graf qui, cette fois, n'est plus là pour lui barrer la route du succès. De l'autre côté du filet, la pugnace n°1 belge, Dominique Van Roost, ne peut pourtant pas rivaliser et doit s'incliner rapidement (6-3, 7-5). Mary a enflammé Paris.
1997 : Une autre Martina à l'honneur
Après Navratilova, une autre Martina s'illustre à Paris. La troisième tentative de Martina Hingis est la bonne. La joueuse suisse inscrit enfin son nom au palmarès et elle fait même un coup double en s'imposant en simple comme en double (avec Jana Novotna). La jeune reine du tennis féminin est imbattable en ce début d'année 1997 et ce n'est pas Anke Huber, pourtant victorieuse de la deuxième manche, qui pourra empêcher son premier sacre (6-3, 3-6, 6-3).

1996 : La consécration pour Julie
Deux ans après avoir été dominée en finale, Julie Halard-Decugis va jusqu'au bout cette fois. La Bauloise devient la première joueuse française à s'adjuger l'épreuve indoor parisienne en venant à bout de la Croate Iva Majoli (7-5, 7-6). "C'était mon cinquième titre WTA et aussi l'un des meilleurs souvenirs de ma carrière", déclarait-elle.

1995 : Graf, une nouvelle légende au palmarès
Après Navratilova, le palmarès de l'épreuve parisienne se voit nanti d'un second patronyme de prestige avec celui de Steffi Graf. Après avoir été blessée et été absente du circuit durant cinq mois, l'Allemande effectue un retour gagnant à la compétition face à Mary Pierce, n°3 mondiale et récente finaliste de l'Open d'Australie (6-2, 6-2). La révélation du troisième millésime s'appelle Martina Hingis, quart de finaliste à 14 ans seulement.

1994 : Encore Navratilova mais... à Coubertin
Changement de site. L'Open Gaz de France passe du Zénith au Stade Pierre de Coubertin mais le résultat final est identique. Martina Navratilova réalise le doublé en remportant son 167eme et dernier succès sur le circuit professionnel en simple. Julie Halard (31eme mondiale) échoue, elle, aux portes du bonheur (7-5, 6-3). Partie remise pour la Française...

1993 : Navratilova débute fort !
La première édition de l'Open Gaz de France, disputée dans la salle du Zénith à Paris, accouche d'une superbe finale très disputée et finalement remportée par l'Américaine Martina Navratilova (36 ans), détentrice de dix-huit titres du Grand Chelem, aux dépens de Monica Seles (18 ans), pourtant n°1 mondiale. Pour un coup d'essai, c'est un véritable coup de maître.