Présentation

L’OPEN GDF SUEZ va entamer une nouvelle ère après la retraite sportive d’Amélie Mauresmo, qui avait soulevé son 25e et ultime trophée l’an dernier à Coubertin, une enceinte qu’elle a enchantée tout au long de sa carrière sportive. Pour la 18e édition, qui se tiendra du 6 au 14 février prochain, le tournoi ne pouvait rêver plus prestigieuse tête d’affiche que Serena Williams, l’incontestable n°1 mondiale, vainqueur sur la saison 2009 de l’Open d’Australie, de Wimbledon et du Masters.

Un lien fort uni l’Américaine à Paris. Ce sera, effectivement sa sixième participation à l’OPEN GDF SUEZ. Elle s’y est imposée (1999 et 2003) en dominant à deux reprises en finale Amélie Mauresmo, qu’elle rejoindrait au palmarès en décrochant un troisième succès. Un tel scénario serait forcément un très joli clin d'œil pour un tournoi qui a bâti sa légende sur sa faculté à créer des traits d’union entre les générations.

Seulement, comme toujours à Coubertin, le plateau sera extrêmement relevé et les prétendantes nombreuses à vouloir contrarier ce script. Année de la Russie en France, l’édition 2010 pourrait être aussi celle de la belle Russe, Elena Dementieva. Battue en finale l’an passé au terme d’un duel époustouflant avec Amélie Mauresmo, fidèle parmi les fidèles à l’OPEN GDF SUEZ, la numéro 5 mondiale en fera partie. Habituée au Masters et aux derniers carrés des tournois du Grand Chelem, la Russe pourrait enfin décrocher le Graal à Paris.

Pour parvenir à ses fins, elle devra composer avec une adversité emmenée par Yanina Wickmayer, véritable révélation de l’année 2009 puisqu’elle avait atteint les demi-finales de l’US Open et, par ricochet, le Top 20 mondial.

Les principales chances tricolores reposeront, quant à elles, sur Virginie Razzano, une habituée de l’Open qui a également intégré le gratin mondial l’an dernier et qui entamera le tournoi parisien avec de réelles ambitions. Aravane Rezai, qui a terminé l’exercice précédent en s’offrant le Masters bis à Bali, et Alizé Cornet, qui avait échoué aux portes du dernier carré l’an dernier en assurant le spectacle pour avoir fait vaciller Jelena Jankovic seront également présentes. Trois talents, trois tempéraments pour une relève française bien assurée.

La semaine de compétition sera bien évidemment marquée par un hommage à Amélie Mauresmo, qui viendra faire ses véritables adieux au public parisien. Un moment d’émotion que Coubertin attend avec impatience, comme toutes les autres surprises que l’organisation a pris l’habitude de réserver au public.