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Cornet : « ça paiera »

© PANORAMIC
Mélanie PONTET
 
 
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Mardi 09 février 2010 à 22h19
Déçue et affectée par sa défaite dès le premier tour de l'Open GDF SUEZ face à Shahar Peer, Alizé Cornet est revenue sur sa rencontre. Et sur la transition difficile avec l'épisode de Fed Cup de ce week-end.  

Alizé, qu'est-ce que vous avez envie de dire après ce match ?
Je n'ai pas grand-chose à dire en fait. Elle a juste mieux joué que moi. Dans le premier set, j'ai eu quelques occasions de breaker que je n'ai pas su saisir. Peer est en grande confiance en ce moment et elle n'est de toute façon pas facile à jouer.

Dans quel état d'esprit êtes-vous arrivée sur le court après la défaite en Fed Cup de ce week-end ?
Comme toutes les autres je pense : triste d'avoir perdu ce week-end mais avec l'envie de rebondir le plus vite possible. J'avais déjà connu cette situation l'année dernière et j'avais quand même réussi à atteindre les quarts de finale. C'est vrai que cette fois, la Fed Cup se disputait sur terre battue. Le dimanche après-midi, je joue sur terre battue et un jour et demi plus tard, je me retrouve sur dur. Les plans de frappe étaient un peu moins devant, les déplacements ça allait mais les coups droits étaient vraiment durs après dix jours sur terre.

Quelles sont les solutions pour rebondir ?
Il faut que je continue dans ce que je suis en train de faire. Tout le monde voit ce qu'il se passe sur le court mais dans les coulisses, les gens n'imaginent pas à quel point je travaille dur pour essayer de me remettre dedans. J'espère juste que je ça paiera à un moment ou à un autre. Je reste sur mes intentions.

Vous évoquiez le stage de dix jours sur terre battue. Après coup, vous dites-vous que c'était peut être trop long ?
Même avant coup ! Quand j'ai su à l'Australian Open qu'on commençait le stage le vendredi, j'ai fait répéter trois fois pour être sûre que c'était vrai. C'est effectivement long même si l'ambiance dans l'équipe est incroyable. Après pour notre carrière individuelle, ce n'était pas génial de faire dix jours sur terre battue avant l'Open GDF SUEZ et avant la saison sur dur qui arrive. Je joue toujours le jeu de l'équipe de France. Ça s'est peut être retourné contre moi mais je ne regrette rien du tout.

Si le problème se reposait l'année prochaine, quelle serait votre réaction ?
Peut être que j'en discuterais avec les filles mais c'est difficile de mettre la parole du capitaine en doute parce qu'on lui fait toutes confiance. On applique à la règle ce qu'il nous dit. Ça nous servira de leçon parce qu'on peut arriver bien préparées sans gâcher notre prochain tournoi.

Est-ce que vous imaginez pouvoir faire intervenir un préparateur mental dans votre structure ?
Peut être. Ce n'est pas une option que j'ai rayée de ma liste. J'aurai cette expérience tôt ou tard. Beaucoup de joueurs professionnels se sont aidés d'un préparateur mental dans leur carrière et autant le faire le plus tôt possible. Ça peut ne pas marcher mais quoiqu'il arrive, ça n'enlèvera rien. Au mieux, ça m'apportera quelque chose, un déclic, quelqu'un à qui parler au pire, je resterai dans mes trucs. Je me dis que j'ai fait des choses pas trop mal il y a deux ans et j'étais la même fille. Alors pourquoi pas ? Je ne suis pas fermée à ça.

Le statut que vous devez porter aujourd'hui ne vous a-t-il pas aussi fait perdre votre insouciance des premières années ?
Mon statut là vous savez… (Elle fait la moue). Peut être l'année dernière parce que je voulais rester au niveau de 2008 et ça m'a un peu travaillée. Mais je suis retournée dans les pâquerettes cette saison donc c'est plus de la reconstruction après une mauvaise année. Ce n'est pas facile quand on voit toutes les filles qui sont dans le Top 50. Pour retourner parmi les meilleures, il faut très bien jouer. J'en suis capable mais il faut être constante toute l'année et ce n'est pas facile. J'essaie de m'accrocher. C'est mon métier. C'est une belle vie mais en contrepartie, il y a beaucoup de travail.

Quel est le programme pour vous maintenant ?
Je vais à Acapulco sur terre battue… Oui retourner sur terre, c'est vraiment débile comme programme (Rires). Au moins, je n'aurai pas trop pris d'habitude sur dur. Je vais à Acapulco et ensuite je retourne sur dur à Monterrey avant Indian Wells et Miami. Acapulco, c'est une transition pour se faire plaisir parce que c'est un très bon tournoi. J'espère que ça me redonnera un peu d'énergie.

Le plaisir justement, est-il toujours présent ?
Ce n'est pas une question de plaisir. Je m'éclate de nouveau en jouant et à l'entraînement, je donne tout ce que j'ai. Je ne lésine pas sur le travail. Après d'autres facteurs rentrent en compte quand on est sur le court et le plaisir n'est plus qu'une toute petite partie. Il y a la constance, le mental, le jeu, le physique, il y a plein de choses.

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